lundi 30 avril 2012

SEJOUR D'AVRIL 2012

-Séjour du 7 au 20 avril 2012-

Ce séjour a permis à un groupe d'amis, membres de l'association, de venir découvrir l'Afrique. Claire et Béatrice, éducatrices, et Pascal, mécanicien. Première expérience de solidarité internationnale, premier séjour en Afrique  sub-saharienne, et découverte d'un mode de vie très différent de notre quotidien. Nous en avons profité pour retourner voir nos amis les éléphants à Nazinga.
A Zanrcin, comme d'habitude, une grande chaleur humaine nous accueille. Et c'est avec beaucoup de plaisir et de générosité que Pascal, qui a amené dans ses bagages environ 40 kilos de pièces détachées de vélos (pneus, chambres à air, pédales, cables, poignées, chaines, etc...) se met à la disposition des villageois pour réparer les vélos abimés.


Pas de gros travaux au programme pour ce séjour. 
Mais un nouveau puits a été creusé près du maraichage, pour l'alimenter en eau.
En novembre prochain, nous l'équiperons d'un chateau d'eau et d'une pompe solaire....





Nous en avons donc profité pour savourer de longs moments de partage avec les villageois, et faire découvrir le village à nos invités. Le séjour a ainsi été émaillé de nombreuses visites des villageois à la concession et chacun a pu profiter de la gentillesse de tous.


Béatrice et Hélène pouponnent....


Visite de nos voisines les plus proches, Salamata et Mariam, les femmes d'Adama.


Claire n'est pas en reste...            



La "vieille Alimata" et deux de ses petits enfants

Visite informelle de "Neb la Taba" et du Naba


Hélène et la "vieille Alimata"
             
              Distribution de bonbons



Découverte des joies de la vie locale



Bien sûr, nous n'avons pas oublié le marché de Zorgho, ni les autres curiosités locales.






visite au musée du "warba", danse traditionnelle locale





Démonstration du Warba par David

Nous ne pouvions pas manquer la visite aux éléphants de Nazinga



le village de Tiébélé



Visite à la mine d'or près de Mogtedo

Les puits font près de 50 mètres de profondeur, creusés à la main, sans boisage.....


Le minerai est d'abord pilé par les femmes, puis passé au moulin.
Il est alors mélangé à l'eau et passé sur un tapis plusieurs fois pour recueillir le précieux métal. On utilise le mercure pour l'agglomérer....




....de retour au village,
la vie suit son cours....

Consultations.....
"éléphantiasis" (lymphoedème)

Cette maladie dermatologique se retrouve chez plusieurs membres 
d'une même famille et semble s'étendre progressivement

Confection d'une immobilisation de fortune....

Cette jambe fracturée s'est consolidée depuis, et le patient 
a repris ses activités 6 mois après....

Préparation des gauffres pour une trentaine de personnes...

le fer à gauffres nous a été offert par "Léon", un vieux Bressan au grand coeur


Remise des prix à l'école


rassemblement des écoliers devant l'école....

Remise des prix, offerts par un autre Bressan au coeur généreux...

à la terrasse d'un "maquis"...

Visite d'un Touareg au village....

Le projet maraichage en "stand-by", par manque d'eau.

Le puits à ciel ouvert creusé en début d'année a été tari dès février, 
ne permettant pas de continuer les cultures commencées.
Nous espèrons que la construction d'un chateau d'eau, associée
à l'approfondissement du puits et à l'installation d'une pompe 
solaire, permettront de remèdier au problème.....













mercredi 30 novembre 2011

SEJOUR DE NOVEMBRE 2011

-Séjour du 29 octobre au 11 novembre 2011-
  
En mai 2010, nous avions eu la chance de partir tout juste entre deux nuages volcaniques venus de Finlande. Le voyage de décembre 2010 avait été retardé de quelques heures en raison d'une tempête de neige venue saluer notre départ. Mai 2011 avait vu notre heure de départ avancée à cause des émeutes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, et du couvre-feu qui en résultait. Aussi nous étions quand même quelque peu inquiets en apprenant la grève des personnels de cabines d'Air-France, débutant le jour de notre départ! Mais cette fois encore la chance était de notre coté. Juste une heure de retard, aucune queue....
Après une nuit à Ouagadougou, où David nous a accueillis avec Sidonie, et quelques courses alimentaires le dimanche matin, nous avons pris la route pour Zanrcin. Cette fois, la concession était fleurie, et le cyclomoteur (appelé là-bas "moto") commandé à David nous attendait. 
 les bougainvilliers

la moto et son pilote



-1- Le maraîchage

     Lorsque nous avions quitté Zanrcin en mai dernier, nous pensions retrouver l'espace maraîchage verdoyant;  la saison des pluies devait permettre, après la pose des portes à la clôture, et le creusement du puits, de commencer les cultures. La réalité était tout autre. Certes, les portes étaient posées, mais les villageois avaient repris leurs cultures traditionnelles sur l'espace, mil et riz., et quant au puits, son emplacement n'était toujours pas déterminé....
     La récolte de mil et de riz étant faite, le carré de verdure dont nous rêvions n'était qu'une friche....


A quelque distance de là, une petite pépinière d'oignons, préparée par David.



Une sévère mise au point a été faite. Un plan de répartition des lots a été réalisé, pour 20 lots. A charge pour les utilisateurs de les préparer, et de les mettre en culture. L'emplacement du puits a été déterminé, et devra être creusé d'ici le mois d'avril. Ce n'est qu'à ces conditions que nous amènerons la pompe solaire, et réaliserons le château d'eau (en partenariat avec l'association "Résonnance Zanrcin").
Chacun s'est engagé à respecter les promesses faites, et le défrichage est déjà commencé. Le suivi sera assuré par David, avec communication de photos régulièrement.





-2- Le barrage.

Après une première rupture partielle le 2 septembre dernier, suite à des pluies très importantes, que les villageois avaient réussi à consolider, de nouvelles pluies diluviennes ont définitivement emporté la digue sur une quinzaine de mètres une semaine plus tard.







Cette catastrophe a aboutit à la perte d'environ 70 à 80% de la récolte de riz pour cette année, et beaucoup d'incertitudes pour les années à venir. Pourront-ils cultiver le riz en arrosage pluvial exclusif? La nappe phréatique sera-t-elle suffisamment alimentée sans l'apport de cette eau de surface qui s'infiltrait?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les parcelles de 
rizière qui sont restées vertes sont complètement improductives, 
les épis ont levé sans graine, faute d'eau.                                        

Des contacts sont pris avec "Électriciens sans frontières", pour leur maîtrise en matière de barrages, depuis plusieurs années. Mais il s'agit là d'un budget énorme....

 -3- Wendy
Wendy va bien, et grandit. Elle va toujours à l'école et ses problèmes digestifs semblent s'arranger progressivement. Elle est venue nous voir plusieurs fois à la concession, et nous l'avons également rencontrée sur le marché de Mogtedo, où elle nous a servi de guide-interprète! 



-4- Cinéma à Zanrcin!

Nous avons eu la chance de pouvoir emmener un mini-projecteur vidéo, et ainsi d'avoir la possibilité d'organiser des séances de cinéma, à la concession le soir pour les adultes, et à l'école le jeudi après midi pour les enfants (qui se sont régalés devant "Kirikou").
 A la concession...

 A l'école....


-5- Soirée avec Neeb la Taaba

Cette fois, la réunion avec "Neeb la Taaba" ayant lieu dans l'après-midi, elle a commencé par une rencontre avec les jeunes du village (qui avaient quitté momentanément la mine pour venir nous saluer). La plupart des jeunes de Zanrcin sont maintenant à la nouvelle mine d'or qui s'est ouverte il y a quelques mois à une vingtaine de kilomètres. Ce fut l'occasion d'échanger avec eux sur les problèmes liés à la désertification des villages. Mais il est évident que la lutte est inégale entre les cultures agraires et les rêves de téléphones portables et de motos....
La réunion s'est terminée par un gouter à base de gaufres et de bissap que nous avaient préparé cette fois encore Hélène, Sidonie, et Julienne.
 Julienne à l'ouvrage, sur le gaufrier offert par "Léon"!


 Réunion avec Neeb la Taaba


-6- Une rencontre inopinée   
 

Lors d'une promenade sur le marché de Mogtado, nous avons eu la surprise de rencontrer deux Français. Fabien et Christophe font partie de l'association "Forêt Agir", dont l'action est essentiellement orientée sur le reboisement. Ils étaient en mission pour un mois à Yaïka, un village de 3500 habitants, à environ 30 km de Zanrcin. Nous leur avons rendu visite dès le lendemain, et ils nous ont rendu la politesse la veille de notre départ, où nous avons pu bénéficier de quelques conseils en matière de culture.



-7- C'est la période des récoltes




La saison des pluies étant terminée depuis environ un mois, les récoltes ont déjà commencé. 
 David a été bien inspiré de planter son riz très tôt. Sa récolte sera correcte cette année. D'autres n'auront rien. Le riz est habituellement vendu et alimente le budget école, vêtements, soins, etc...                                                                                   
 Stockage du riz en attendant d'être battu. Les épis sont tournés vers l'intérieur pour les protéger des poules.                               
La récolte de coton ne couvrira même pas le prix des semences cette année.                                                                               
Le mil, ou sorgho est coupé à la main. La paille est coupée plus tard, et servira de fourrage pendant l'hiver.                  

Une fois coupé, le mil sera mis dans les greniers, puis transformé en farine pour la fabrication du "tau", le plat quotidien.             
 Le bissap est une culture réservée aux femmes. Les pieds de bissap bordent habituellement les parcelles de cultures.     
 Les fleurs sont mises à sècher. Les pétales sont utilisés pour fabriquer la boisson, les feuilles pour faire des sauces pour le "tau", et les graines pour les semences l'année suivante.         

La "vieille" Alimata est venue nous vendre sa récolte.   



-8- De tout un peu...


Mariam, notre voisine revient du forage...

Le soleil est couché, les travaux des champs sont terminés, on prépare le "tau" pour le repas du soir
 Ce n'est pas le clocher de Zanrcin! Au village, les coqs n'ont pas compris qu'il faut chanter à l'aube. Ils chantent toute la nuit!!!      



 L'ombre est fort appréciée
 En attendant la réunion....
Cherchez l'intrus....
Quoi, ma gueule! qu'est-ce qu'elle a ma gueule!



-9- La boutique 


Afin de nous aider dans la réalisation de nos projets, nous mettons en vente quelques objets (sculptures en bronze à la cire perdue, en bois, ou vêtements...) que nous ramenons de Ouagadougou ou de Zanrcin. 
Du bissap en sachets de 50g (pour préparer 4 litres de boisson) est également en vente.
1 sachet 4€00,  3 sachets 10€00

Passez vos commandes par mail ou appelez nous. Vous trouverez ci-dessous quelques photos de statuettes en bronze. (hauteur environ 20cm, prix 20€ + port). De nombreux autres modèles sont possibles....